Des propositions minimalistes
Après des mois de négociations, la Direction a rendu son verdict. Le résultat ? Une proposition
largement insuffisante qui ignore la réalité du terrain et fragilise une partie importante des salariés.
Face à ce constat, la CFDT a décidé de ne pas signer cet accord :
• Augmentations Individuelles : Un budget de 1,48 % seulement, réservé à 50 % des effectifs éligibles (plus d’un an d’ancienneté). Plus de la moitié d’entre nous est donc d’office exclue.
• Égalité Femmes/Hommes : Un budget de rattrapage limité à 0,2 %
• Minimas conventionnels : Le maintien du « coup de pouce » (+30 €) reste une mesure minimale (minimas de la convention collective).
• Primes ciblées : Formation, cooptation, certification… Ces dispositifs ne concernent qu’une minorité et ne devraient jamais être financés sur l’enveloppe globale des NAO. C’est de la poudre aux yeux !
Ce que la Direction nous retire (l'inacceptable)
Suppression de la prime « Grands Déplacements » : Après seulement deux ans d’existence, cette prime disparaît. 350 salariés sont directement impactés. C’est une attaque directe contre une mesure que la CFDT avait pourtant initiée et fait réussir.
Pourquoi la CFDT refuse de signer ?
En deçà du marché : Malgré une légère hausse, nos augmentations restent inférieures à la médiane nationale prévue par LHH (cabinet spécialisé, pourtant proche du groupe Adecco).
Une politique discriminatoire : La moitié des salariés est laissée sur le bord de la route.
Aucune mesure collective : La Direction acte la disparition de dispositifs populaires sans aucune compensation concrète.
Pour la CFDT, le dialogue social ne peut pas se résumer à des mesures d’austérité. Nous demandons une politique salariale ambitieuse, juste et collective pour l’ensemble des salariés